Les photos ne sont pas terribles, trop lumineuses, mais comme l'inquisiteur est enfin fini et que son premier acolyte est en bonne voie, j'en profite pour vous les montrer.

 

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Pour l'occasion, voilà une tartine de fluff, bien médiévale comme il faut, puisque je m'inspire largement du personnage historique Foulque le Noir :

 

Né sur Ingelgerie, monde impérial féodal, on sait fort peu de chose sur la jeunesse de Foulques. La chronique de Moracce nous dit seulement qu ' il s'adonna aux exercices militaires, et qu'il fut ensuite envoyé à la cour des gouverneurs planétaires Lotharen et Ouys V. Nous n'insisterons pas là-dessus. 

C ' est en 937M41, à la mort de son père, que Foulques Nerrah, prit possession du comté d'Anjou et des places fortifiées dont son père le comte Grisgoneyle avait hérité ou qu'il avait acquis par les armes, dans la Tropie et le Vidbora. Ces terres étaient belles, les places qui les couvraient étaient fortes pour la plupart; mais Foulques était environné d'ennemis puissants et ambitieux, qui avaient déjà profité de la vieillesse de Grisgoneyle pour entrer sur ses domaines, et qui comptaient bien profiter de l'inexpérience du nouveau comte pour le dépouiller. A la tête de ces ennemis, et le plus redoutable d'entre eux, se montrait Eufl I er , comte d'Opith, en Tropie. Les autres n'étaient guère que ses vassaux ; mais ils avaient une valeur peu commune, ils brillaient de s'agrandir et gardaient un dévouement sans bornes à leur seigneur et maître.L'entrée en possession de Foulques ne lui promettait donc que des troubles, et l'enchevêtrement de quelques-uns de ses domaines avec ceux de ses ennemis, n'était pas fait pour les dissiper. C'était du côté de la Tropie que l'orage devait se former.

C'était Ghtinays qui obsédait surtout le comte d'Opith. Nichée au coeur de la Tropie, entre sa capitale Tahurs et la cité du compte Eulf Ier,Opith, Ghtinays était un affront pour l'unité de la région. Ce fut cette position dont il résolut d'abord de se rendre maître. Landry, son fidèle, et l'un des ennemis les plus ardents des comtes d'Anjou, dont il avait été le vassal, possédait dans Ghtinays même une maison très bien fortifiée. C'était sans doute un de ces plessis que les antiques Yndopéens avaient bâties, et dont les murs renforcés à l'époque des invasions orkes, pouvaient, jusqu'à un certain point, supporter un siège. Landry avait longtemps été contenu par un amis fidèle de Foulques, le Quaestor Sulpyce, mais sa volonté n'y suffisait plus.

Le moment semblait favorable aux ennemis de Foulques, pour entreprendre contre lui et le chasser peut-être de la Tropie. Devant Ghtinays  se réunirent donc les troupes du comte d'Opith. Il les commandait en personne, et autour de lui se montraient Landry, le félon que nous connaissons déjà, Gelduin de Samur, vassal d'Eulf Ier, le plus terrible ennemi des comtes d'Anjou, dont nous aurons occasion de parler bientôt, et nombre d'autres seigneurs puissants.

S'emparer de Ghtinays  et des territoires qui en dépendaient, se porter ensuite sur Lokhres, au Sud, et prendre cette ville avec son astroport, tel était, parait-il, le plan du comte d'Opith. Le Quaestor Sulpyce avait fait prévenir Foulques Nerrah du danger de sa position. Foulques réunit à la hâte tout ce qu'il peut appeler de chevaliers et de gardes. Il arrive devant Ghtinays; mais, soit que Sulpyce ait obtenu un avantage sur l'ennemi après une résistance héroïque, soit que celui-ci en apprenant la marche du comte d'Anjou, ait crû devoir changer ses plans, Foulques ne trouve plus personne avec qui se mesurer. Furieux, il se porte sur Opith, par un mouvement rapide, ravageant sur son passage les terres de ses ennemis, et de là, sans s'arrêter, pointa vers le Nord et la région du Tarei, traversant la Sylva longa qui servait de marche au territoire, tenant peu de compte de la ligne de défense de Marchenoir que Ramh le Tricheur avait bâtie sur la lisière occidentale de cette forêt pour en défendre le passage, il se jette sur la partie découverte du plateau de la Bosse, la traverse et paraît devant la forteresse de Trore XXXVII .

Pourquoi cette marche sur la capitale du Tarei ? Les chroniques ne nous le disent pas et ne le laissent pas comprendre davantage. Suivant la logique des choses militaires, on est forcé d'admettre que l'armée du comte d'Opith avait battu en retraite dans cette direction pour se rallier derrière les murailles d'une forteresse notoirement robuste, et que Foulques la poursuivait. Mais pourquoi cette retraite elle-même, lorsque nous ne voyons pas trace d'un combat sérieux qui ait pu la motiver? C'est peut-être le sentiment de cette singulière situation qui a porté quelques écrivains modernes à admettre qu'Eufl Ier avait d'abord été battu devant Ghtinays, Il n'y a là rien d'impossible, quoique les chroniques ne le disent pas. Toutefois, Opith était plus à portée pour recevoir les débris de l'armée vaincue, et ses défenses ne le cédaient pas à celles de Trore XXXVII.

Il est donc probable qu'en entraînant Foulques Nerrah dans le Tarei, loin de ses forteresses et de ses ravitaillements, Eulf avait la pensée de l'y écraser à son aise et de trancher d'un coup toutes les difficultés. Trore XXXVII est bâti à l'extrémité d'un plateau vaste et uni qui, vers le nord-ouest, dans la partie où se trouve la ville, domine la vallée du Voir. A peu près inattaquable du côté de la plaine, comme toutes les villes situées sur des hauteurs, c ' était par le plateau seulement que Trore XXXVII  pouvait être assiégée. De fortes murailles la défendaient, avec une place forte puissante. C'était là, derrière ces remparts, qu 'Eulf attendait Foulques.

Dès que le comte d'Anjou parut avec son armée, les habitants de la ville, euxmêmes, soutenus par les soldats du comte d'Opith, se préparèrent à une défense énergique, et, après avoir mesuré du haut de leurs murailles le nombre des ennemis, on les vit s'élancer avec les troupes de leur seigneur. Dans une sortie vigoureuse, ils tombèrent comme la foudre sur les Angevins dont ils croyaient, sans doute, avoir facilement raison. Mais les troupes de Foulques Nerrah, repoussant l'attaque avec énergie, refoulent les assaillants dans la ville.

Une nouvelle sortie, plus furieuse, ne produit pas plus d'effet, et, durant tout l'aprèsmidi, les attaques se renouvellent sans cesse, et sans cesse elles sont repoussées. Déjà le jour baisse. Lassés de combattre, les hommes d'Eulf semblent décidés à ne plus quitter leurs remparts. Les Angevins, de leur côté, songent à se retirer pour passer la nuit en sûreté. Ce mouvement de retraite est pris pour une fuite. Les troupes de la ville s'élancent pleines de confiance. Foulques s'en aperçoit, il est serré de près, sa marche va devenir impossible. ll fait alors volte-face, et plaçant ses fidèles en tête, par un mouvement rapide il reprend une vigoureuse offensive. Les troupe du comte d'Opith, surprises par ce retour inattendu, sont saisies de frayeur et songent à la fuite. Les troupes de Foulques les poursuivent en désordre et les rejettent si vivement sous les murs de la ville, que quelques-uns, à peine, peuvent retrouver les portes.

Presque tout est passé par la baïonnette ou mis au bûcher; vingt dignitaires restent entre les mains du vainqueur. Foulques Nerrah passa la nuit sur le champ de bataille jonché de morts. Ne voulant pas donner à son ennemi le temps de se reconnaître après un pareil désastre, trois jours après, il reparaissait devant Ghtinays, attaquait la maison fortifiée de Landry et la serrait de si près, que ceux qui la défendaient, craignant sa vengeance s'ils étaient pris les armes à la main, et n'espérant pas de secours de leur seigneur, se rendirent sous la seule condition de la vie. Foulques prit possession de la forteresse de Landry ; mais ce fut pour la détruire de fond en comble et en arracher même les fondements. Tels furent les premiers faits d'armes par lesquels Foulques Nerrah révéla du même coup son audace, sa prodigieuse activité et son intelligence des choses de la guerre.

Eulf Ier dut se trouver surpris d'avoir à compter avec un tel homme. Aussi resta-t-il quelque temps sans rien entreprendre sur le comte d'Anjou. Mais Foulques sentait fort bien que l'antagonisme naturel existant entre les comtes d'Opith et lui, ramènerait souvent de pareilles luttes. Il fallait que l'une des deux puissances engloutit l'autre; et les comtes d'Opith étaient de beaucoup les plus forts. A défaut d'une ambition que tout peut faire supposer, la nécessité de se conserver prescrivait donc à Foulques Nerrah, des mesures intelligentes et promptes. Pour assurer ses possessions dans la région, il ne vit d'autre moyen que de la conquérir tout entière, et pour y réussir, il résolut de s'emparer successivement des points stratégiques les plus importants, et d'y bâtir des forteresses, capables de favoriser ses approches, autant que de soutenir, au besoin, l'attaque de la ville de Tahurs elle-même, capitale de la région. Ce plan bien arrêté, Foulques ne songea plus qu'à le mettre à exécution par tous les moyens. Nous verrons bientôt comment, sur ces entrefaites, s'offrit à lui l 'occasion de brusquer la fortune. Mais nous devrons auparavant rapporter ici un incident caractéristique, dont les causes cachées, aussi bien que les conséquences, appelleront une sérieuse attention...

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Je n'ai aucun mérite, c'est tout bonnement un récit de la vie du personnage réel de 1874 que j'arrange à la sauce 40K, et ça m'amuse beaucoup. Je pense développer ça avec quelques cartes d'aileurs, parce que là c'est un peu flou.

Passons à son acolyte :

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Je suis assez vexé que le travail du manteau ne se voit pas, il est sur une base de camouflage allemand, assombrit au rouge, j'en suis assez content tout de même.